Les cas

Ce qu'on m'a demandé, ce que j'ai vu, ce qui a changé.

Cette page réunit des missions menées par Cyril Jamot avec ZARURATA, toutes anonymisées, avec l'accord écrit des clientes et clients concernés, puis des entreprises qu'il a fondées ou dirigées. Chaque cas suit le même fil : la demande de départ, ce qu'elle cachait, le travail fait, le résultat.

01

Quand tout repose sur vous, ou avant une décision financière

3 cas
Cas 01

La levée qui cachait une question de place

Une marque indépendante de beauté, créée et dirigée par sa fondatrice, vendue surtout en ligne.

Ce qui était demandé

Préparer une levée de fonds et choisir des investisseurs alignés avec la marque.

Ce que j'ai vu

La fondatrice décrivait les conséquences, pas les causes. Tout passait par elle : la création, les commandes, l'équipe, la trésorerie. La levée servait aussi à calmer une inquiétude, ce qu'elle a reconnu elle-même : un outil pour plus tard, pas la solution. Le vrai sujet n'était pas la marge, mais sa place.

Ce que nous avons fait

La mission a commencé en coaching, puis s'est élargie en trois temps : rendre l'entreprise indépendante de sa fondatrice au quotidien, préparer la levée, poser la gouvernance. Nous avons regardé la trésorerie ensemble, en séance, jusqu'à ce qu'elle cesse de faire peur. Un seul rôle prioritaire sur trois mois, des fonctions distinctes plutôt qu'un bras droit unique, un rituel hebdomadaire de cinq minutes, des jalons trimestriels avec un plan d'arrêt écrit. La phase qui décide s'il faut lever est facturée au forfait.

Ce qui a changé

La fondatrice est sortie du centre opérationnel sans quitter le cœur créatif. L'entreprise a tranché sur ses canaux et renoncé à certains lancements. La trésorerie s'est révélée plus solide que redouté ; le tableau qu'elle fuyait est devenu ce qui lui permet de dire non.

Cas 02

Une offre de rachat qui ne disait pas son nom

Une marque indépendante de cosmétique, dirigée par sa fondatrice.

Ce qui était demandé

Trouver un financement : prêt bancaire, levée ou partenaire stratégique.

Ce que j'ai vu

Une équipe trop petite, une marge peu tenue, un stock lourd, et une entreprise qui dépendait entièrement de sa fondatrice, ce que les investisseurs ont relevé eux aussi. Surtout, une question que personne n'avait posée : voulait-elle vendre ?

Ce que nous avons fait

Une synthèse en trois horizons. Un récit pour les investisseurs construit sur la singularité de la marque et son produit phare plutôt que sur des chiffres encore fragiles. Quand l'offre d'un fonds spécialisé dans le rachat de marques est arrivée, je l'ai lue pour ce qu'elle était : un rachat, présenté comme une levée. Trois options sur la table, ma recommandation, et la décision laissée à la fondatrice.

Ce qui a changé

La marque a ouvert une discussion avec un groupe industriel asiatique, jusqu'à un accord de confidentialité signé entre les deux parties. Une règle est restée : on ne relance pas, on apporte.

Cas 03

Un pivot qui voulait tout faire à la fois

Une jeune plateforme numérique de services à distance, dirigée par son fondateur.

Ce qui était demandé

Valider un pivot vers un modèle où des partenaires apportent à la fois les clients et les intervenants.

Ce que j'ai vu

Un modèle séduisant, deux inconnues non testées (qui paie, et si la commission suffit à motiver le partenaire) et la tentation d'ouvrir tous les marchés à la fois. Mélanger les secteurs, c'est perdre l'investisseur.

Ce que nous avons fait

Une carte des interlocuteurs à trois niveaux, un argumentaire fondé sur des preuves plutôt que sur la conviction, la préparation aux objections, un calendrier de levées.

Ce qui a changé

Trois décisions actées en séance : un seul secteur pendant un an, un lancement progressif, une feuille de route sur huit mois. Le fondateur ne cherche plus à rassurer ses interlocuteurs ; il leur donne de quoi construire leur propre réponse.

02

Quand une transformation s'impose

5 cas
Cas 04

Une fondatrice seule à tirer

Une maison haut de gamme de mode, dirigée par sa fondatrice et une petite équipe de direction.

Ce qui était demandé

De la croissance et une meilleure communication.

Ce que j'ai vu

Des ambitions qui ne se recoupaient plus au sein de l'équipe dirigeante, une fondatrice qui avait le sentiment d'être seule à tirer, et une posture de demandeuse installée après un appel d'offres perdu. Un savoir-faire rare, rangé au garage.

Ce que nous avons fait

Un travail de vision en sept niveaux, du sens jusqu'aux actions, avec l'équipe. Une grille qui confronte la poésie de la marque à ses preuves. La formation des équipes traitée comme un investissement, avec son propre indicateur de retour. Un coaching proposé à une collaboratrice clé.

Ce qui a changé

La marque est passée d'un bel objet d'artisan à une pièce que l'on peut porter partout : même exigence, autre ambition.

Cas 05

Pivoter sans perdre ce qui a été construit

Une jeune entreprise de technologie dont le premier produit n'avait pas trouvé son marché.

Le point de départ

Un produit technologique grand public, trop avant-gardiste et trop cher pour trouver sa niche.

Ce que j'ai vu

Des actifs solides sous un produit qui ne se vendait pas : une chaîne d'approvisionnement très performante et des brevets techniques déposés. Le produit échouait ; ce qui avait été construit pour lui pouvait réussir ailleurs.

Ce que nous avons fait

Identifier la niche médicale où le pivot était possible. Développer rapidement le nouveau produit en rentabilisant les investissements déjà engagés. Ouvrir des débouchés à l'international en repérant et en contactant des distributeurs experts du médical.

Ce qui a changé

Un dispositif médical aux marges plus confortables, bâti sur la chaîne d'approvisionnement et les brevets existants, et distribué à l'international. Dans une autre mission comparable, en technologie médicale, la structuration de la chaîne d'approvisionnement et des équipes a fait passer le chiffre d'affaires de 5 à 10 M€ en un an.

Cas 06

Retrouver de la marge en remettant l'offre en ordre

Une marque de vente directe, en ligne et par des partenaires, longtemps leader de son marché.

Ce qui était demandé

Réorganiser l'offre et repenser l'expérience client, auprès des particuliers comme des partenaires qui revendent la marque. Le chiffre d'affaires et la marge étaient en chute libre, et la marque venait de perdre sa place de leader sur un marché pourtant en forte croissance.

Ce que j'ai vu

Une offre construite par empilement, sans stratégie qui suive l'évolution du marché. Des atouts réels, noyés dans une forme datée et des process trop lourds.

Ce que nous avons fait

Rationaliser les assortiments et les achats. Renégocier la sous-traitance de la chaîne d'approvisionnement.

Ce qui a changé

Douze points de marge gagnés.

Cas 07

Tester un service, puis trancher

Des maisons de luxe qui veulent proposer de nouveaux services en boutique : joaillerie, couture, maroquinerie, beauté.

Ce qui était demandé

Savoir si un service vaut d'être déployé dans tout le réseau.

Ce que j'ai vu

Des services lancés sur une intuition, jamais mesurés, et le risque de transformer la boutique en décor sans effet sur la relation client.

Ce que nous avons fait

Une grille de décision à trois issues, poursuivre, ajuster ou arrêter, qui pondère l'effet commercial, la preuve client, la faisabilité en boutique et la cohérence de marque. Chaque test est comparé à un groupe de clients témoin, suivi avant, pendant, après et à quatre-vingt-dix jours, puis restitué en moins de deux minutes. Le client repart avec une trace personnelle de ce qu'il a vécu.

Ce qui a changé

Chaque test se clôt par une décision écrite. On arrête ce qui ne prouve rien, sans attendre.

Cas 08

Quand la valeur se mesure à l'effort

Une entrepreneuse indépendante qui veut monter en gamme.

Ce qui était demandé

Construire une offre haut de gamme.

Ce que j'ai vu

Une conviction ancienne : ce qui a de la valeur doit coûter de l'effort. Tant qu'elle tenait, chaque prix élevé ressemblait à une imposture, et l'entrepreneuse se pensait comme une intermédiaire plutôt que comme celle qui crée la valeur.

Ce que nous avons fait

Nommer la croyance, retrouver d'où elle venait et ce qu'elle avait protégé, puis reconstruire l'offre sur ce que les clients obtiennent, pas sur le temps passé.

Ce qui a changé

D'apporteuse d'affaires à créatrice d'affaires : le même métier, regardé autrement.

03

Quand l'entreprise s'internationalise

2 cas
Cas 09

Créer une activité de toutes pièces, dans un autre pays

Une maison de médecine esthétique qui voulait faire de son ingrédient phare une gamme cosmétique · mission d'un an.

Le défi

Créer une activité nouvelle, dédiée à la conception, à la fabrication et à la distribution de produits cosmétiques, à partir de l'ingrédient qui avait fait le succès de la maison auprès des médecins. Une première équipe existait à Paris ; l'activité devait s'installer dans un autre pays européen, avec sa propre fabrication, et parler à la fois à la médecine esthétique et aux circuits médicaux.

Ce que j'ai fait

Transférer l'activité et recruter une nouvelle équipe, marketing compris. Définir la stratégie et de nouvelles gammes. Monter une chaîne d'approvisionnement et une fabrication locales. Installer les process réglementaires et de contrôle qualité internes. Construire la stratégie commerciale internationale avec les équipes médicales, et négocier de nouveaux accords de distribution en France.

Ce qui a changé

En un an, une activité opérationnelle de bout en bout, de la formule à la distribution, avec son équipe et sa chaîne d'approvisionnement. Et un chiffre d'affaires multiplié par deux.

Cas 10

Relancer une force commerciale internationale

Une entreprise de la beauté, sur un marché international très concurrentiel · mission de transition de deux ans.

Le défi

Redéployer l'activité commerciale à l'international et stabiliser le portefeuille de clients. L'entreprise venait de perdre un client qui représentait plus de 70 % de son chiffre d'affaires, sans assez d'affaires en cours pour compenser, et avec une faible présence internationale.

Ce que j'ai fait

Reprendre tout le cycle commercial : prospection, négociation, signature, suivi. Coordonner les ventes avec les équipes qui conçoivent l'offre.

Ce qui a changé

Un portefeuille de clients de nouveau stable, avec quatre grands comptes internationaux à fort potentiel, et des ventes qui avancent à nouveau au même rythme que l'offre.

04

Ce que j'ai fondé ou dirigé

4 cas

Ces cas sont les miens. Ils montrent de l'intérieur ce que je regarde ensuite chez celles et ceux qui me consultent.

Cas 11

Grandir vite, rester fidèle au Vivant

Une marque de cosmétique biologique et de luxe, que j'ai fondée et dirigée pendant trois ans.

Le défi

Faire d'une PME de cosmétique biologique une marque internationale, sans renoncer à ce qui la fondait.

Ce que j'ai fait

Structurer l'organisation et les process, du développement produit à la distribution. Construire une stratégie différenciante en distribution sélective et en pharmacie. Lever des fonds trois fois en vingt-quatre mois pour accélérer.

Ce qui a changé

Une marque de luxe à forte valeur, avec une chaîne d'approvisionnement respectueuse et durable. Un chiffre d'affaires multiplié par cinq en trois ans, une présence dans vingt marchés, des marges en hausse de plus de 25 %.

Ce que j'en ai gardé

Une première réponse à la question qui m'occupe depuis : comment une entreprise peut-elle grandir sans épuiser ce qui la fait vivre. L'expérience de lever, aussi : je sais ce qu'une levée bien menée rend possible, et ce qu'une levée mal posée coûte ensuite. Et une leçon : la compétence des équipes ne suffit pas à faire le succès. Pour tenir, il faut prendre soin des personnes et rester à l'écoute de ses propres ressources de dirigeant et de fondateur.

Cas 12

Un dispositif médical, de l'Europe à l'Asie

Une entreprise de dispositif médical, que j'ai cofondée et dont j'ai été COO pendant six ans.

Le défi

Passer d'une innovation médicale à une entreprise rentable, présente sur plusieurs continents.

Ce que j'ai fait

Structurer l'activité commerciale et le marketing, ouvrir l'Europe et l'Asie, recruter et diriger des équipes à Hong Kong, en Chine continentale et à Paris.

Ce qui a changé

Une montée en puissance jusqu'à 1,8 M€ de chiffre d'affaires, une croissance rentable, puis une cession.

Ce que j'en ai gardé

Une innovation médicale ne se vend pas seule : il faut, sur place, des équipes qui comprennent les praticiens et les partenaires commerciaux. Et une entreprise rentable reste maîtresse du moment où elle se vend.

Cas 13

Donner une mesure à l'expérience sensorielle

Une jeune entreprise de données sensorielles pour la beauté et le luxe, que j'ai fondée.

Le défi

Comprendre ce qu'une cliente ressent face à un parfum ou une texture, et en faire une donnée utilisable par les marques.

Ce que j'ai fait

Créer la première plateforme d'acquisition de données sensorielles à la fois physique et numérique, puis la déployer en boutique, dans des lieux de passage comme les centres commerciaux et les hôtels, et en ligne.

Ce qui a changé

Une preuve de concept validée avec un grand distributeur international de la beauté et d'autres grands comptes, et des usages possibles au-delà de la beauté.

Ce que j'en ai gardé

Les marques savent ce que leurs clientes achètent ; elles savent rarement ce qu'elles ressentent, ni pourquoi elles achètent ou renoncent. C'est dans cet écart que se décide la fidélité. Les données tirées de chaque interaction commerciale sont la clé pour créer la vente, puis la fidélité.

Cas 14

Construire une activité internationale

La direction d'une activité internationale, Europe et Asie, pendant neuf ans.

Le défi

Développer et structurer une activité internationale dans la beauté, sur deux continents.

Ce que j'ai fait

Lancer de nouvelles filiales en Europe et en Asie et organiser leur montée en charge. Développer le portefeuille de clients. Diriger et coordonner toutes les équipes de l'offre : marketing, design, administration des ventes, commerce, achats et chaîne d'approvisionnement, réglementaire, contrôle qualité, formulation.

Ce qui a changé

Une entreprise partie de moins d'1 M€ de chiffre d'affaires et arrivée à 90 M€ en 2009. L'activité que je dirigeais a crû de 30 % par an en moyenne, jusqu'à 45 M€ en 2008. En chemin : une introduction en bourse, des rachats de concurrents, l'ouverture de marchés nouveaux, comme l'automobile.

Ce que j'en ai gardé

Une croissance rapide ne tient que si chaque équipe de l'offre sait ce que font les autres. J'y ai appris à partager une vision et à coordonner autant qu'à vendre à l'international. J'y ai aussi appris à écouter les envies de consommation du monde entier, leurs courants, leurs écarts et leurs ressemblances, du marché de masse au luxe. Et qu'une marque ne se résume jamais à une offre.

Parlons de ce que vous venez demander