Ce que coûte la clairvoyance
Texte écrit en 2024, revu en octobre 2026.
Clients volatils, géopolitique incertaine, technologies complexes, stratégies ambiguës : les dirigeants décrivent leur terrain de jeu avec les quatre lettres de VUCA (volatilité, incertitude, complexité, ambiguïté), un acronyme né dans l'armée américaine à la fin des années 1980. Dans un tel environnement, la clairvoyance n'est plus un atout parmi d'autres. C'est une condition pour tenir.
J'appelle clairvoyance la faculté de voir clair : discerner ce qui compte, anticiper au lieu de réagir, juger avec finesse quand les données manquent. Elle se travaille. Et elle a un prix, qui n'est pas d'abord financier.
Combien de temps êtes-vous prêt à y consacrer ? Quelle énergie à réorienter ? Quelles croyances à questionner, quelles habitudes à quitter ?
Et avant cela : comment vous sentez-vous dans l'environnement actuel, serein ou inquiet ? Quels effets sur vos décisions, votre équipe, votre entreprise ? Quel événement attendez-vous pour changer de manière de faire ? Votre bagage actuel suffira-t-il ?
Penser, ressentir et agir comme hier quand tout bouge autour de vous coûte plus cher que de changer. Le dirigeant a la responsabilité de montrer la voie. Il ne peut la montrer que s'il la voit.
Mon travail consiste à aider les dirigeants à aiguiser ce regard : un processus, des outils, un regard extérieur, et l'accès à des ressources qu'ils portent parfois en eux sans le savoir, parfois très loin de leurs habitudes.