Décider sans brouillard
Texte écrit en 2023, revu en octobre 2026.
Et vous, comment décidez-vous ? Vite ou lentement ? À l'intuition ou au raisonnement ? En survolant les arguments pour ne garder que la synthèse, ou en creusant chaque aspect ? Détendu, ou sous pression ?
Cela dépend des décisions, me direz-vous. Oui et non.
Je me suis fixé une règle simple. Comprendre d'abord d'où vient le problème, l'envie ou le besoin. Analyser ensuite ses différents aspects. Agir enfin, sans attendre.
L'expérience m'a appris que l'indécision coûte cher, à moi comme aux dirigeants que je rencontre. Pas seulement en argent ou en temps : surtout en énergie. Avancer sans savoir où l'on va épuise. D'où l'importance de savoir pourquoi l'on agit.
Je peine encore, souvent, à suivre ma propre règle. La raison tient en une phrase : je manque parfois de clarté sur ce que je veux. Or cette clarté sur ses désirs et ses objectifs conditionne toutes les autres compétences. Je ne prends pas toujours le temps de me demander ce que je veux accomplir, et ce que j'y gagnerai. J'ai encore du chemin pour mieux me connaître et mieux définir mon territoire.
Alors je prends mes périodes d'indécision comme une information. Elles me montrent où progresser.
Deux conseils au passage. Regardez de près les conseillers, les mentors et les coachs que vous choisissez, et les personnes dont le travail vous parle : cela dit beaucoup de vous, et de ce que vous avez à décider. Et souvenez-vous qu'un coach fait émerger des options, il ne les choisit pas à votre place. Une option ne vaut que si vous êtes prêt à vous y engager et à en assumer la responsabilité.
Reste le plaisir. On décide mieux quand on aime ce qu'on fait. Porté par un désir ou une vision, on affronte les obstacles avec détermination, et les décisions difficiles finissent par se prendre plus vite.